A LA PRINCESSE AUGUSTE DE BRUNSWICK
Elle avait tenu snr les fjnt&de baptême Uenfant d'anFranj^s
qui lui adressait ces vers.
Proscrit , erraat., sans foyers, sans patrie, Cet enfant nouveau-né d'une épouse chérie Même en nous consolant ajoutait à nos maux, Mi^is.de3 infortunés la généreuse a^îe. ,
Lui daigne oijiyrir se^ bras et son ame attendrie ! . Sous des auspices aussi beaux , Ah ! qu'il «st doux d'arriver à la vie !
Tel ce bouton frais et yerineil , Qui dans l'hiver n'osait ficlore, N'attendait , pour sWvrir, qu'un rayon du soleil , Ou qu'une larme de l'Aurore. * Heureux enfant 1 du céleste flambeau Apprends-nous donc enfin à bénir \a lumière '; Mêle ton doux souris aux larmes de ta raère^ .
Et puisse y jusques au tombeau , T'accompagner, dans ta carrière , Ce rajon de bonneui^tombë sur ton berc/eauî
A M. L'OEILLART-D'AVRIGNY, d*iiB poème aar Lapejrronse.
Le poète immortel d'Acbillc et d'Atidromaque ,
Jadis d'un ton barraonitjux Chanta le prince errant de la petite Ithaque ; ^
Grâce à tés vers ingénieux , L'Uljsse des Français nous attache encor mieux. A travers les ^cucils sui* les gouffres de l'onde Mous demandons aux mers sa poupe vagabonde \
£t| tremblant pour ses jours chéris^ Craignons^ en la cherchait ^ de trouver ses dëbris. Sa Pénélope I hélas ! dans le rojaume sombre , Peut-être maintenant accompagne son ombre ; L'impatient 4ésir de retrouver l'époux Qu'à seA embrassemens. ravit le sort jaloux Lui fit voir silns terreur les voûtes infernales^
Et du Styx les ondes fatales y
Qui y mieux que ses remparts de fér^ Défendent en grondant les portes de l'enfer.
Aujourd'hui , dans les bois des champs Ëljsiens >
Dont les paisibles citoyens Bravent Je tripie cri des gueules de Cerbère ^ Le couple heureux entend les vers du grand Homère j^ Et se console en relisant les tiçna.
ÂU MÊME,
En réponse à sa seconde lettre.
L'auguste Calliope ^ entre tous ses amans ^ Pour eiiiboucher rhëroïque trompette | Vous a choisi dès vos plus jeunes ans; Vos traits sont des e'èlairs; et moi, pauvret , je jette Par-ci, par-là quelque bluette ;- La France applaudit à vos chants ; Ma muse n'est qu'une caillette :
Vous m'envd jez des dramans , Et reclamez une paillette.
A MADAME ET MADEMOISELLE VAILLANr DE BRULE.
Grand merci , belle GiroUne , Grand merci, charmante Claudine , De ces riches tissus traTaillës par vos mains;
Les rois mêmes en seraient vains* Ces mailles , de Vulcain ingénieux oovrage, Qui, sur Mars et V^nus expiant son outrage , Dans le même filet les surprirent tous deux y Et de leurs embarras amusèrent les diçux ; Pallas , dont l'aiguille savante ' Mariait les couleurs sur la toile vivant^ ; Arachnë , que perdit un défi périlleux, £t dont le changement (un«ste.
WÉSIES FUGITIVES. 161
De la tapissière céleste
Vengea le dépit orgueilleux ;
Enfin tous ces arts merveilleux ,
Jadis si vantés dans la Grèce , Auraient cédé la palme à votre heureuse adresse. Plus clairvojant , je t'admirerais mieux ;
Privé de la douce lumière , De l'ingénieuse ouvrière A peine j'entrevois le travail précieux ^ Mais mon cteûr en jouit ïm défaut de mes yeux.
A MADAME LA AARQUISE DE PYVANT ,
Sur des chaassons qn'etlo avait faits ponr l'antear pendant son
séjour à Bmnswick.
Voilà donc de votre art ^'heureux apprentissage ! Je crains en l'employant d'avilir votre .ouvri^^e ; . Et le plus malheureux des iqulheureux humains N'ose mettre à ses pieds les œuvres de vos mains.