‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 151 sur 397 · ACHILLE, ÉRIPHILE, DORIS · texte numérisé non relu

ACHILLE, ÉRIPHILE, DORIS

ACHILLE

Elle me fuit! Veillé-je? ou n'est-ce point un songe? Dans quel trouble nouveau cette fuite me plonge ! Madame, je ne sais si sans vous irriter Achille devant vous pourra se présenter ; Mais, si d'un ennemi vous souffrez la prière. Si lui-même souvent a plaint sa prisonnière, Vous savez quel sujet conduit ici leurs pas ; Vous savez...

ÉRIPHILE

Quoi ! seigneur, ne le savez-vous pas,

* Il semble que cette question froide et incivile ne soit placée là que pour amener la réponse très sèche d'Iphigénie. Si Acbille eût débuté d'une manière plus tendre, Ipbigénie n'auroit pu ni faire éclater son dépit, ni s'éloigner si brusquement. L'explication auroit eu lieu sur-lecbamp, et l'auteur avoit besoin de la reculer jusqu'au troisième acte. Quelque parfait que soit Racine, encore faut>il bien qu'on s'aperçoive qu'il est homme : on découvre quelques taches dans ses chefs-d'œuvre, mais ce sont de ces taches qu'Horace veut qu'on excuse comme échappées à la négligence et à la foiblesse humaine. (G.)

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