ACTE lïl, SCENE
Ses criminels attentats Des plus paisibles États Troublent Theureuse harmonie.
Sa fureur, de sang avide, Poursuit partout Tinnocent.
Rois, prenez soin da rab»ent Contre sa langue homicide.
De ce monstre si farouche Craignez la feinte douceur ; La vengeance est dans sen cœur.
Et la pitié dans sa bouche.
La fraude adroite et subtile Sème de fleurs son chemin :
Mais sur ses pas vient enfin Le repentir inutile.
UNE ISRAÉLITE, senle*
D'un souffle Paquilon écarte les nuages.
Et chasse au loin la fçudre et les orages. Un roi sage, ennemi du langage menteur, Écarte d'un regard le perfide imposteur.
UNE AUTRE
J'admire un loi victorieux, Que sa valeur conduit triomphant en tous lieux ; Mais un roi sage et qui hait l'injustice S Qui sous la loi du riche impérieux Ne souffre point que le pauvre gémisse,
Est le plus beau présent des cieux.
UNE AUTRE
La veuve en sa défense espère.
UNE AUTRE
De l'orphelin il est le père.
1 II y avoit sans doute quelqtfe courage à faire chanter de pareils vers devant Louis XIV; mais le prince qui s'accusa si noblement luimême <iPavoir aimé la guerre étoit digne d'entendre ces sublimes le^ çons. (G.)
ESTHER
TOUTES EN9BMBLE.
Et les lannes du juste implorant son apiNii Sont précieuses devant iui *.
UNE ISRAÉUTB, teole.
Détourne, roi puissant, détourne tes oreilles De tout conseil barlKire et mensonger, il est temps que tu t'éveilles :
Dans le sang innocent ta main va se plonger
Pendant que tu sommeilles.
Dt'tourne, roi puissant, détourne tes oreilles . De tout conseil barbare et mensonger.
UNE AUTRE
Ainsi puisse sous toi trembler la terre entière! Ainsi puisse à jamais contre tes ennemis \je bruit de U valeur le servir de barrière! S'ils t'attaquent, qu'ils soient en un moment sou
Que de ton bras la force les renverse ;
Que de ton nom la terreur les disperse ; Que tout leur camp nombreux soit devant tes sol
Comme d'enfants une troupe inutile ; i Et si par un chemin il entre en tes États,
Qu'il en sorte par plus de mille*.