‹ Œuvres dramatiques, avec les notes de tous les commentateurs, publ. par m. Aimé-MartinChapitre 333 sur 397 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

LE CHOEUR

TOUT LE CHŒUR chante.

Tout l'univers est plein de sa magnificence : Qu'on l'adore ce Dieu, qu'on l'invoque à jamais! Son empire a des temps précédé la naissance ; . Chantons, publions ses bienfaits.

UNE VOIX, seule.

En vain l'injuste violence Au peuple qui le loue imposeroit silence ,

Son nom ne périra jamais.

Le jour annonce au jour sa gloire et sa puissance * ;

1 «Dies diei éructât verbum. (Ps. xviii, vers. 2.) Rousseau, traduisant le même passage du psaume xviii, a dit (liv. T, od. ii ) :

Le jonr au jonr la révèle ,

La nuit l'annonce à \a n\nV. »

510 ATHALIE

Tout Tunivers est plein de sa magnifiçeDce : Chantoos, publioos ses bienfoits.

TOUT LE CHOEUR répète.

Tout Punivcrs est plein de sa magnificence : Chantons, publions ses bienfoils.

UNE VOIX, seule.

11 donne aux fleurs leur aimable peinture ; Il fait naître et mûrir les fruits :

Il leur dispense avec mesure Et la chaleur des jours et la fraîcheur des nuits; ïjc champ qui les reçut les rend avec usure.

UNE AUTRE

H commande au soleil d'animer la nature, Kt la lumière est un don de ses mains ; Mais sa loi sainte, sa loi pure Ivst le plus riche don qu'il ait fait aux humains.

UNE AUTRE

0 mont de Sinaï, conserve la mémoire * De ce jour à jamais auguste et renommé.

Quand sur ton sommet enflammé, Dans un nuage épais le Seigneur enfermé Fit luire aux yeux mortels un rayon de sa gloire.

Dis-nous, pourquoi ces feux et ces éclairs, (^es torrents de fumée, et ce bruit dans les airs.

Ces trompettes et ce tonnerre?

Venoit-il renverser Tordre des éléments?

Sur ses antiques fondements

Veuoit-il ébranler la terre?

UNE AUTRE

11 venoit révéler aux enfants des Hébreux

De ses préceptes saints la lumière immortelle ;

il venoit à ce peuple heureux Ordonner de Taimer d'une amour éternelle.

TOUT LE CHŒUR

0 divine, ô charmante loi !

i II y a dans ce chœur, qui partout est beau, un couplet égal à tout pour le sublime : O mont de Sinaï, etc. ; mais j'avoue que les chœurs d'Bstker, où il n'y a pas moins de sublime, mais où il 3^ a plus de sentiment, me paroissent encpte au-deaswa. \J-.^

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