ACTE IV, SCENE II
De quelle crainte encor me laisse-t-il saisie î Funeste aveuglement! perfide jalousie! Récit menteur, soupçons que je n'ai pu celer, Falloit-il vous entendre, ou falloit-il parler? C*étoil faif, mon bonheur surpassoit mon attente ^ : J'étois aimée, heureuse, et Roxane contente. Zaïre, s'il se peut, retourne sur tes |»as : Qu'il Tapaise. Ces mois ne me suffisent pas : Que sa bouche, ses yeux, tout l'assure qu'il l'aime : Qu'elle le croie enfin. Que ne puis-je moi-même, Échauffant par mes pleurs ses soins trop languissants. Mettre dans ses discours tout l'amour que je sens! Mais à d'autres périls je crains de le commettre *.
ZAÏRE
Roxane vient à vous.
ATALIDE
Ah! cachons celte lettre.