SCÈNE VI
SALOMITH, LE CHOEUR.
TOUT LE CHŒUa. chante.
Partez, enfants d'Aaron, partez :
Jamais plus illustre querelle De vos aïeux n'arma le zèle.
Partez, enfants d'Aaron, partez :
C'est votre roi, c'est Dieu pour qui vous combattez.
1 « La troisième partie de vous tous, prêtres, lévites et portiers, qui venez pour faire votre semaine dans le temple, gardera les portes ; l'autre troisième partie se placera vers le palais du roi, et la troisième à la porte que Ton nomme du Fondement ; le reste du peuple se tiendra dans le parvis de la maison du Seigneur. » [Parai., 1. II, ch. XXIII, vers. 5.)
« Poussé n'est pas noble, ta digne àe \«i svVasXVoxi. \Acaû.N
UNS TOn, wale,
OÙ 90ot les tnhs que lu lances, Grand Diea, dans ton juste connoux ?
PTes-tu plus le Dieu jaloux ?
fTesHu plus le Dieu des Tengeances ?
UHB ACTIB.
OÙ aoot. Dieu de Jacob, tes antiques bontés?
Dans rhorreur qui nous environne, r<rentend»-tu que la toIx de nos Iniquités?
N*es-tu plus le Dieu qui pardonne?
TOUT LE CHOBUa.
Où sont. Dieu de Jacob, tes antiques bontés?
UNE VOIX, seule.
C*est à toi que dans cette guerre l^es flèches des méchants prétendent s*adresser. a Faisons, disent-ils, Cesser « Les fêtes de Dieu sur la terre * ; « De son joug importun délivrons les mortels ; « Massacrons tous ses saints; renversons ses autels: a Que de son nom, que de sa gloire « Il ne reste plus de mémoire; « Que ni lui ni son Christ ne régnent plus sur nous. »
TOUT LE CHOEUR
Où sont les traits que tu lances, Grand Dieu, dans ton juste courroux ?
N'es-tu plus le Dieu jaloux?
N'es-tu plus le Dieu des vengeances?
UNE VOIX, seule.
Triste reste de nos rois.
Chère et dernière fleur d'une tige si l)elle, Hélas ! sous le couteau d'une mère cruelle Te verrons-nous tomber une seconde fois ? Prince aimable, dis-nous si quelque ange, au Ijerceau, Contre tes assassins |)rit soin de te défendre ;
Ou si dans la nuit du tombeau La voix du Dieu vivant a ranimé ta cendre ?
* « Quiescere faciamus omnes dies festcs Dei a terra. »> (Ps ux.vin, vers. 8.)