‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 113 sur 350 · LYC ANDRE, BÉLISE · texte numérisé non relu

LYC ANDRE, BÉLISE

BALISE

En vérité, Monsieur, je vous trouve fort plaisant de n être pas venu à la Comédie !

LTGANDRE.

Je vous prie de tn'excuser; j*avois un mal de tit0 ef&oyable.

BÉLISE

Que ne me suiviez-vous, cela vous auroit guéri.

LYCANDRE.

Le bruit auroit augmenté mon mal.

BÉLISE

Est-ce qu'on sent du mal auprès de ce qu'on aime? Car, ou vous m'avez menti mille fois, ou vous m*aîmez éperdument. Vous m'avez priée de n'en rieo

î6ô L'ENVIEUX.

dire^maîs-^oici le moment de vous déclarer, et At mè convaiicre que vous ne m'avez pas trompée.

LTCATfDRE.

Ma bouche a toujours été l'interprète démon cœur.

BÉLISE

Il falloit donc venir à la Comédie. Apparemment que vous me regardez déjà comme votre femme , et que vous craignez de paroitre en public avec moi. Et quand vous serez mon mari , je veux que vous vous moquiez de la mode, et qu'on vous voie partout à ma suite , au Cours , aux Tuileries , au bal , aux comédies , à l'opéra.

LTCAWDRE.

A la foire même , si vous voulez.

BELISE,

Je veux que vous affrontiez les brocards des mau* vais plaisants , et que vous me disiez sans cesse :

a En face du public resserrons nos doux nœuds ,

a Et prouvons aux railleurs .que, malgré leurs outrages,

^.La solide vertu fait d'heureux mariages.»

LTGANDRE.

Pouvez-vous?...

BÉLISE

Pesez bien ces vers, et les retenez par cœur; ils sont....

LYCAIÎDRE.

Détestables.

BÉLISE

Fort bien. Monsieur! détestables, je m'en souviendrai.

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