‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 174 sur 350 · ACTE III, SCENE V. 25i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE V. 25i

Votre esprit s'est orné pour avoir plus de force; Mais les grâces n'ont point avec vous fait divorce : Vous avez évité le pédantesque orgueil , Qui de toute savante est si souvent l'écueil. Enfin, vous méritez que chacun vous admire, Mais vous ne souffrez pas qu'on ose vous le dire ; Et c'est dans votre sexe un trait si singulier , Que pour lui faire honneur on doit le publier.

Cet éloge est trop fort.

CLARICE

Il sent un peu l'école.

( en se leyanl bnuqaement. ) Je vous laisse , Messieurs , aux pieds de votre idole. Pour moi , qui n'ai pas l'art de plaire aux grands esprits, Je vais me disposer à regagner Paris.

Me suivrez-vous , Clitandre ?

CLITAKDRE.

Ah ! jusqu'au bout du monde.

GLARICE.

Venez ; vous n'avez pas la science profonde

Qui brille en ces Messieurs : mais , sans vous mépriser,

Vous en savez plus qu'eux ; vous savez m'amuser.

CLITANDRE

Oh ! je n'en doute point.

CLÂRICE.

Messieurs , notre ignorance Baise humblement les mains à la haute science.

( Qitandre emmène Clarîce.

aSa LES PHILOSOPHES AMOUREUX.

ARAMINTE, à Léandre.

Un si brusque départ ne convient nullement; Et je vais, si je puis, y mettre empêchement.

( Arténice , en sortant , fait une révérence gracieuse k Léandre , qui y répond en souriant ; ce qui fait prendre à Damis un air très-sérieux. )

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