‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 210 sur 350 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

ARTÉNICE, DAMIS, ARAMINTË. '

ARAMINTE

Je viens vous annoncer, ma fille , une nouvelle Qui doit vous étonner comme moi.

ART^]SriCE.

Quelle est-elle?

ARAMIJyXE.

Vous connoissez Cléon , sa naissance et son rang ; Son mérite est égal à son illustre sang. Par malheur il avoit peu de hieas en partage» Mais il lui vient d'échoir un puissant héritage : Et ce que Ton m'écrit de plus particulier,^ • C'est que, devenu riche » il veut se marier. Lui qui nom prote&tc^t que sa plus grande envie Étoit de vivre seul le resté de sa vie.

ARTIÊNICE, à Damîs, en riant.

Preuve que Ton ne doit jamais jurer de rien. Vous m'e^teiKUns , Danit^ ?

296 tES PHILOSOPHES AMOUREUX.

DAMIS

Oui , je vous entends bien.

ARAMINTE, cnriant.

Ce n'est pas encor tout.

ARTÉNICE.

Qu'est-ce donc qu'on vous mande?

ARAMIITTE.

Gléon m'écrit lui-même; et c'est vous qu'il demande.

ARTÉKIGE.

Moi?

ARAMIITTE.

Vous.

DAAIIS.

Je n'en crois rien. Vous voulez plaisanter.

ARAMINTE, montrant une lettre.

J'en ai la preuve ici, que je puis présenter.

DAMIS, à part.

Ciel!

ARAMINTE

Ma fille, lisez; je vous remets sa lettre.

B AM I S , arrachant la lettre à Arténice.

Un moment, à mon tour, daignez me la remettre.

ARTÉNICE.

Mais je ne l'ai pas lue.

DAMIS

Eh! qu'importe?

ARTÉNICE, Toulant la reprendre.

Soufïrez....

DAMIS

C'est un froid compliment dont vous vous passerez.

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