‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 24 sur 350 · ACTE II, SCENE IL 3i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IL 3i

GÉLIAITTE, vivement.

Se yeux que vous sortiez.

DAMON

Soit. Mais daignez m's^rendra Pourquoi ?

céLIANTEy reprenant l'air dédaigneuLi

Je n^ai , je pense , aucun compte à tous rendre.

DAHON.

J'en demeure d^accord. Mais si mvt viv€ ardeor

M'engage....

CÉLIANTE, se levant brotqoement.

Ah ! VOUS allez lâcher quelque fiideur.

DAMOH.

Je ne dirai plus rien.

CELIAVTE.

Ma vive ardeur m'engage !

Ne me tenez jamais ce doucereux langage : U me fait mal au cœur, je vous en avertis. Votre goût et le mien sont bien mal assortis. Ma vive ardeur !

DAMOir , à part.

Il faut lui passer son caprice.

CÉLIAWTE.

Vous prétendez, je crois , me traiter en novice ?

DAMON

Mon Dieu ! non. Je sais bien que vous ne Têtes pas.

CÉLIAITTE.

Qu'entendez-vous par là? Sortez.

JDAMOir.

Tout de ce pas

Je vais me retirer;

C]ÉLI/kirTE, le retenant.

Non, non ; je me ravise.

On ne dit point en face une telle sottise , Sans avoir le dessein de rompre absolument. Nous y procéderons dans un petit moment. Mais je veux qu'avant tout votre bouche m'explique Ce que vous entendez par le trait satirique Qu'avec un fier souris vous m'avez décoché.

DAMON

C'est vous qui, malgré moi , me l'avez arraché. Vous croyez que je veux vous traiter en novice ; Moi je vous désabuse, et je vous rends justice.

CÉLIANTE.

Et comment?

DAMON

En.disant,que vous ne l'êtes point.

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