‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 256 sur 350 · LE COMTE, PASQUIN · texte numérisé non relu

LE COMTE, PASQUIN

PASQUIW.

Monsieur, j'ai compté cet argent.

LE COMTE

Il se monte?

PASQUIK^.

A trois cent quatre-vingt-dix pistoles.

LE COMTE

Mais....

Si VOUS y trouvez seulement deux oboles De plus , je suis un fat.

LE COMTE

Mais cependant mon gain Montoit à quatre cents , et j'en suis très-certain.

PASQUIN

C'est vous qui vous trompez , ou c'est moi qui vous trompe. Et vous ne pensez pas que l'argent me corrompe?

LE COMTE; '

Monsieur Pasquin ?

PASQUIN

Monsieur.

LE COMTE

Vous êtes un fripon.

PASQUIN

Je vous respecte trop pour vous dire que non ; IL 24

Mais....

Brisons là-dessus.

PASQUIN

Oui. Parlons d'Isabelle.

Vous vous refroidissez, ce me semble, pour elle. Elle s'en plaint , du moins.

LE COMTE

Elle sait mon amour, J'ai parlé ; c'est assez.

I^ASQUIir.

Son père est de retour.

LE COMTE

C'est à lui de venir, et de m'offrir sa fille.

PASQUIW.

Ah , Monsieur ! vous voulez qu'un père de famille Fasse les premiers pas ?

LE COMTE

Oui, Monsieur, je le veux.

Un hommd de mon rang doit tout exiger d'eux.

PASQUIir.

Prenez une manière un peu moins dédaigneuse ; Car Lisette m'a dit....

LE COMTE

Petite raisonneuse.

Qui veut parler sur tout, et ne dit jamais rien.

PASQUIir.

Pour une raisonneuse , elle raisonne bien.

Et que dit-elle donc ?

Page 1