‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 302 sur 350 · ACTE V, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE III

ISABELLX:*, ,

Dès ce soir?

LISIMOir«

Sans délai.

ISABELLE

Rien ne presse.

Cette ^{Taire mérite, un peu.d'attantion, Et j'ai fait sur cela quelque réflexion.

LISIMON.

Quelque. r.éfLeKipn? Comment! IKladen^o/selle ,

Allez- vous nous donner une^^qène nouvelle ,

Et vous dédire ici, Ci^mme vous avez ÙL}t

Suryjinq QU six projets qui jî^oiit point eu d'eÇpt?

Pensez-vous que le Comt^ ejitende raillerie ,

Et soit homme à souffrir votre bizarrerie? . .

VALijlE.^

Mais mon pèjr€;,|;[^p^ès tput*,^.

. . .... ,,L?S4?tfO.N, ^

. lîffiais ,.après tout , mon fils , Croyez-vous que d'un fa^ j'écoujje les ^vis?. Quoi donc ! j'aurai su faire nn miracle incroyable , En rendant aujourd'hui ma fçmme raisonnable, { Chose qu'on n'a point vue , et qu'on ne verra plus) Et mes enfants rendront mes travaux superflus ! Un chef-d'œuvre si beau deviendroit inutile ! Non , parbleu ! Gardez-vous de m'échaufFer la bile , Ou vous aurez sujet de vous- en repentir, Et mon juste courroux se fera ressentir.

LISETTE

Voilà parler, Monsieur, en père de famille.

Courage. Disposez enfin de votre fille : Ne l'abandonnez plus à ses réflexions.

C'est à vous à trancher dans ces occasions.

ISABELLE

Quoi! Lisette!...

LISETTE

Monsieur a prononcé l'oracle :

A l'accomplissement rien ne peut mettre obstacle. S'il vous destine au Comte, il faut que ce dessein S'exécute , en dépit de tout le genre humain.

L'rSIMOW.

Cette fille me charme. Oui, ma chère Lisette; Tiens, sois un peu moiiis sage, et tu seras parfaite.

LISETTE

L'avis est bon !

LÏSIMON.

Le tien vient de m*éclifier j Et je veux t'embrasser pour te 'remercier.

i^lSETTE.

Réservez, s'il vous plaît j cette tendre saillie Jusqu'à ce que je sois urte fille accoiriplie.

LISIMON.

J'attendrois trop long-temps. Il faut absolument Que ma reconnoissance éclate en ce moment.

VALÈRE, le retenant.

Vous vous échaufferez , prenez garde , mon père.

LISIMON, le repoussant.

Monsieur le fhédecin, ce n'est pas votre affaire. Que je m'échauffe ou non , vous aurez la bonté De ne vous plus charger du soin de ma santé.

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