SCÈNE XVL LE MARQUIS, SOPHIE
SOPHIE
L'e£FET en sera prompt et me sera fatal.
LE MARQUIS
Pourquoi de mes desseins augurez-^vous si mal ? De grâce, laissez-moi ménager ma vengeance, Et daignez m'honorer de votre confiance.
SOPHIE
Sur tout autre sujet' vous l'auriez pleinement; Mais qui veut se venger, aiiQe epcor vivement. L'amour .agit en vous bien plus que la justice.
LE MARQUIS
Vous défier de moi , c'est me mettre au supplice. Ce n'est pas la beauté qui m'impose. la loi; Un bon cœur a cent fois plus de charmes pour moi. Je sais qu'il est en vous. .Pour ma délicatesse, C'est un attrait vainqueur qui le sera sans cesse ; Au lieu que la beauté , qui d'abord m'a surpris y N'ayant point cet appui , perdroit bientôt son prix.
SOPHIE
Je crois qu'en ce, moment ypujs pensez de la sorte. Près de moi , la raison me. paroît la plus forte ;