ACTE III, SCENE VIL
Peut-être le dépit produira sou ^et.
(àDamon.)
De votre procédé je suis peu satisfait.
DAMOir.
Quoi! Monsieur.
G^LIANTE, au Marquis.
Excusez un trait de jalousie.
DAHION.
Non 9 je ne donne point dans cette frénésie.
CÉLIANTE, àDamon.
Yous n'êtes pas jaloux?
BAMOir.
Moi , jaloux! et pourquoi?
ClÉLIANTE.
L'impudent !
DAMON
Je n'ai point compté sur votre foi.
GIÉLIANTE, à part.
Ah , le traître !
DAMOîT.
Et tout homme aura peu de cervelle , S'ii ose se flatber de vous rendre fidèle. Rien n'est plus naturel que votre changement Je le vois sans douleur et sans étonnement.
CÉLIAITTE, à part.
Ùtï ! je l'étranglerois.
LE MARQUIS, à Çéliante.
Ceci me £iit connoître Que je suis plus heureux que je ne croyois l'être; Et que non-seulement vous m'avez écouté, -
Mais que je vous fais faire une infidélité.
Je vous laisse. Voyez s'il ne peut point reprendre
Ce cœur , qui de mes feux n'avoit pu se défendre :
Et si vous résistez à ses transports jaloux,
Je sais jusqu'à quel point je dois compter sur vous.