‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 67 sur 350 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LISIMON, GÉRONTE, ARISTE.

G^RONTE.

Vous moquez-vous de moi ? vous lever au dessert , Et, pour me planter là, sortir l'un après l'autre !

(à Amte. ) (à Lisimon. )

Si VOUS étiez mon fils. . . . Mais , morbleu ! c'est le vôtre ; Il vous ressemble en tout , et j'en suis bien fâché.

LISIMON.

Le terme est un peu rude.

GÉRONTE

Oh! puisqu'il est lâché, Je ne m'en dédis point.

LISIMON.

Soit. Nous étions ensemble Pour voir....

Est-ce ma faute , à moi , s'il vous ressemble ?

LISIMON.

Non, c'est la mienne. Il faut...

GERONTE.

Il faut qu'il soit poli , Et qu'il m'imite , moi.

LISIMON.

Sans doute.

GERONTE, àAriste.

Est-il joli , Quand on traite quelqu'un, de s'ennuyer à table ,

D'en sortir le premier, et....

ARISTE

Je suis excusable ; Car....

GÉRONTE

Exposer un oncle , un oncle tel que moi , A s'enivrer tout seul !

LISIMOINT.

Il a tort.

Quand je boi , Je veux qu'on me seconde, ou bien je bois de rage.

LISIMON.

Mon frère , nous parlions de notre mariage.

GÉROTfTE.

A demain, mon neveu; sinon déshérité.

ARISTE

Mais différez du moins....

GÉRONTE

Le sort en est jeté,

LISIMCW.

Sommes-nous si pressés?

GJÊROITTE.

Oh ! la lenteur m'assomme !

Veut-on ? ne veut-on pas ?

ARISTE, à part.

Quel insupportable homme !

6iROHTE.

Les parents d'un marquis, riche , bien à la cour , Et même gentilhomme , écrivent chaque jour

Page 1