SCÈNE Vin
LISIMON, GÉRONTE, ARISTE, DAMON, CÉLIANTE, FINETTE.
ARISTE
Casser mon mariage ! avoir un tel dessein ,
C'est vouloir me plonger un poignard dans le sein.
CÉLIAITTE.
Qu'il s'y joue; il verra.
ta4 LE PHILOSOPHE MARIÉ.
ARISTE, à Lisimon. j
Même en votre présence On m'ose menacer de cette violence !
J'ai peine à retenir un trop juste courroux. i
Mon oncle contre moi dispose-t-il de vous ? '
Mais j'ai tort , après tout , de craindre que mon père Veuille à cet attentat prêter son ministère : i
Sa bonté , sa vertu m'en sont de sûrs garants. Si vous connoissiez bien celle que je défends, Loin de vouloir, mon oncle , armer la loi contre ellcy , Vous-même vous seriez son défenseur fidèle. '
Aussitôt qu'on la voit, tout parle en sa faveur, Ses traits, sa modestie , et surtout sa douceur.
GÉROWTE.
Sa douceur! Oui, parbleu ! nous en avons des preuves* De grâce, en faites- vous de fréquentes épreuves?
ARISTE
Sans cesse.
GEROIYTE, à Lisimon.
A quel excès va son aveuglement !
LISIMOW, à Ariste.
Nous avons tout sujet d'en penser autrement.
ARISTE
De ma femme ?
LISIMOIC.
Oui, mon fils.
FINETTE, à part.
L'équivoque est plaisanta.
LISIMON.
Elle est très-emportée , encor plus imprudente ;