A PBOPOS DE CE QU'IL DISAIT HE PAS AIMER LES ENFANS
Vous voyez nos papas avec des yeux de père, Pour les petits enfans serez-vous plus sévère, Grand prince, et n'ont-ils pas des droits à votre amour? Mais bien qu'à mes pareils votre air froid en impose , Faible enfant, j e choisis, pour défendre leur cause , Le jour où vous n'étiez qu'un faible enfant d'un jour. Médire des enfans , n'est-ce point un blasphème , Et ne seriez- vous pas contre votre système
L'argument le plus triomphant?
Car enfin jugez- vous vous-même, Et voyez ce que peut devenir un enfant.
Si vous nous dédaignez tout petits, que nous sommes, Que n'en faites-vous donc autant des autres hommes? Car , si j'en crois papa , tous les hommes , oui, tous ,
De tout rang et de tout âge,,
Et le plus fin , et le plus sage,
Sont des enfans auprès de vous. •
VEftS
ÈOUR M. DE MOULINES,
DE l'aCADBMIB DR BBBLIB.
En tous voyant de suite $ à la longue on s'éclaire Sur les plus sûrs moyens de plaire ;
C'est la forme et le fond sagement ménagés :
Broderie élégante avec solide étoffe ;
En vous le gai Français, le sage philosophe, L'un par l'autre sont corrigés.
ÉPIGRAMME
T B A DU ITB DB BAUTIiL.
Ami, quel noir chagrin semble absorber ton âme? — -Ai-je tort ? je reviens du convoi de ma femme. —Quoi ! le ciel a permis que la mort l'enlevât ! Quoi ! tu ne verras plus cette femme charmante Qui te laisse en mourant dix mille écus de rente ! Ah ! tu méritais peu que cela t'arriyât.
POESIES DIVERSES. g
INSCRIPTION
sur un cehotaphb élbvb par uhb priacessb d'alleuagnb a uh db ses fils , mobt a la premiere pleur db solf age.
Jeune et touchant objet d'un deuil trop légitime , Le ciel de tous ses dons se phit à te combler ; Il semblait se presser d'orner une victime Que la mort à nos yeux se pressa d'immoler.
Nous t'avons vu briller un moment sur la terre : Espoir de ton pays, orgueil de tes'parens; Ta force et ta raison, mûres avant le temps, Promettaient un héros... Promesse mensongère !
Jeunesse , ardeur , talens , beauté ,
De tant de biens qu'es t-il resté ?.'.
Une cendre insensible et les pleurs d'une mère. Cette mère aujourd'hui porte envie à ton sort ; Les maux qu'elle a soufferts , tu ne pus les connaître : C'est mourir doublement, c'est vivre dans la mort , Que de survivre à ceux en qui l'on crut renaître.
INSCRIPTION