‹ Œuvres du chevalier de Boufflers, membre de l'InstitutChapitre 21 sur 120 · MEUBLÉE POUR LE RECEVOIR · texte numérisé non relu

MEUBLÉE POUR LE RECEVOIR

Prince, venez ici passer des jours sereins; Ne dédaignez peint un asile

Que l'amitié para de ses modestes mains.

L'intrigue de la cour, le fracas de la ville ,

Font pour vous enchaîner des efforts superflus;

Des goûts plus innocens 4 un bonheur plus tranquille, Conviennent mieux à vos vertus.

Les fleurs et les moutons qu'on trouve en nos retraites, Valent vos dames, vos seigneurs :

Bien de ces messieurs sont des bétes , Peu de ces dames sont des fleurs.

VERS A MADAME DE

La sagesse est sublime; on le dit; mais, hélas î

Tous ses adorateurs souvent ne l'aiment guère ; Et sans vous je ne saurais pas Combien la sagesse peut plaire.

Il fallait qu'à mes yeux elle eût tous vos appas. Devant vous toujours en alarmes, L'Amour se cache et rend les armes.

Il eût vaincu par vous , par vous il est vaincu;

Jamais il n'aura tous les charmes

Que vous prêtez à la vertu.

On la voit dans vos yeux. Et qu'elle y paraît belle ! Lorsque vous nous parlez, c'est elle qu'on entend; Vous lui prêtez toujours une formé nouvelle; Tantôt c'est de l'esprit, tantôt du sentiment;

Enfin elle est si naturelle , Elle a si bien vos traits, que nous ignorons tous

Si c'est vous que l'on aime en elle ,

Ou bien elle qu'on aime en vous*

VERS DE MADAME DE M

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