‹ Œuvres du chevalier de Boufflers, membre de l'InstitutChapitre 35 sur 120 · PAE MÀDAMB DE TOTT · texte numérisé non relu

PAE MÀDAMB DE TOTT

qu'il avait tirée d'une maladie mortelle.

Air : Avec les jeu* dans lé village.

En sortant d'une nuit profonde, Je reprends un être nouveau' Quand on revient de l'autre monde , On trouve celui-ci bien beau ; Tout rit à la faible Sophie , Tout conspire à la ranimer, Et celui qui lui rend la vie La lui fait encôr mieux aimer;

Sans le nommer, rendons hommage Aux vertus démon bienfaiteur; C'est lui dont l'art fait vivre un sage l Cher au monde et cher à son cœur; C'est lui de qui l'esprit modeste Se connaît à peine à moitié; Enfin c'est celui dont Oreste * Eût pris des leçons d'amitié.

* M. le maréchal de Beanreau.

a U était l'ami intime de M. Pecméja.

poésies Diverses. 49

Immolant à la sombre étude Et ses loisirs et sa santé , Il veille dans la solitude Au bien de la société ; Froid misanthrope en apparence , Il aime les humains qu'il fuit ; Mais il craint la reconnaissance , Et le bien qui} fait lui suffit.

Combien je lui causai d'alarmes , Et combien j'en eus à mon tour !

Que j'ai versé pour lui de larmes Quand mes yeux se rouvraient au jour !

Déjà la mort vindicative , En le frappant, nous frappait tous :

Dieux ! criait-on , faites qu'il vive ; Soyez-lui ce qu'il fut pour nous.

A nos vœux la Parque docile Retire son fatal ciseau; Le fil de cette vie utile Doit être filé de nouveau.

L'espoir à la crainte succède , Des dieux on reconnaît la main :

Ils avaient besoin de son aide Pour conserver le genre humain.

BOUFPLERS. T. I.

5o POESIES DIVERSES.

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