PAE MÀDAMB DE TOTT
qu'il avait tirée d'une maladie mortelle.
Air : Avec les jeu* dans lé village.
En sortant d'une nuit profonde, Je reprends un être nouveau' Quand on revient de l'autre monde , On trouve celui-ci bien beau ; Tout rit à la faible Sophie , Tout conspire à la ranimer, Et celui qui lui rend la vie La lui fait encôr mieux aimer;
Sans le nommer, rendons hommage Aux vertus démon bienfaiteur; C'est lui dont l'art fait vivre un sage l Cher au monde et cher à son cœur; C'est lui de qui l'esprit modeste Se connaît à peine à moitié; Enfin c'est celui dont Oreste * Eût pris des leçons d'amitié.
* M. le maréchal de Beanreau.
a U était l'ami intime de M. Pecméja.
poésies Diverses. 49
Immolant à la sombre étude Et ses loisirs et sa santé , Il veille dans la solitude Au bien de la société ; Froid misanthrope en apparence , Il aime les humains qu'il fuit ; Mais il craint la reconnaissance , Et le bien qui} fait lui suffit.
Combien je lui causai d'alarmes , Et combien j'en eus à mon tour !
Que j'ai versé pour lui de larmes Quand mes yeux se rouvraient au jour !
Déjà la mort vindicative , En le frappant, nous frappait tous :
Dieux ! criait-on , faites qu'il vive ; Soyez-lui ce qu'il fut pour nous.
A nos vœux la Parque docile Retire son fatal ciseau; Le fil de cette vie utile Doit être filé de nouveau.
L'espoir à la crainte succède , Des dieux on reconnaît la main :
Ils avaient besoin de son aide Pour conserver le genre humain.
BOUFPLERS. T. I.
5o POESIES DIVERSES.