LES ON DIT
Air : Mon père était pot
Voulez- vous savoir les on dit
Qui courent sur Thémire ?
On dit que parfois son esprit
BOUFFLBBS. T. I.
POÉSIES DIVERSES. 8l
Que le même jour que j'ai fait L'essai de ma bergère.
Dans des contours bien arrondis, Entre deux coussins rebondis ,
Mon bonheur se resserre; * J'aime à m'y sentir à l'étroit, Et chaudement, quand il fait froid,
Je suis dans ma bergère.
Le jour, la nuit, salis embarras,
Joyeux, je goûte dans ses bras; '
Un repos salutaire.
Avec délice je m'étends :
Ah ! quel plaisir quand je me sens
Au fond de ma bergère!
Je n'en sors qu'avec dès regrets;" Souvent j'y rentre, et j'y voudrais
' Rester ma vie entière.
Je lui sais plus d'un amateur, Mais c'est moi seul qui par bonheuc Me sers de ma bergère.
8a * poésies Diy erses.
Paraît êtrp ^ délirp. ( Quoi! de bonne fo^!
Oui; mais croyez-moi,
Elle sait si bien faire, Que s$ floraison h Fussiezc-vous Caton .
Aurait l'art de vous plaire.
On dit que le trop d$ b.pji sens
Jamais ne la tourmente; On dit même qu'un grain c^'çncens La ravit elj l'enchante.
Quoi! de bonne foi?
Oui; mais çroyez-mpi,, Elle sait si bien faire.
Que mêmç les dieux • Descendraient des cieux Pour l'encenser sur terre.
Vous donne-t-elle un rendez- vous
De plaisir ou d'affaire, On dit qu'oublier l'heure et vous Ppur elle c'est misère.
Quoi! de bonne foi?
Oui: mais croyez-moi, Se revoit-on près d'elle,
Adieu tous les torts.,
Le temps même alors S'enfuit à» tirçrd'ailp.
Sans l'égoïsme r^n n'eqt hqn,,. . .
C'est là sa loi suprême :
Aussi s'aime-trçlfô, 4#-q{! ,
PO&HSS DIVERSES* 83
D'uae tondpesse eattiême : . .
Quoi! de benne foi?
Oui; mais croyez-mqi, Idissoûs-bii, $oa système; Peut-on: la blâmer De savoir aime?
Ce que tout le monde amie?