‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 350 sur 478 · M. HOC, M. HUE · texte numérisé non relu

M. HOC, M. HUE

M. HOC

Il est gêné ? parlez.

H. HUB

Monsieur, il a du bien.

M. BOC

Et des dettes aussi r

H. HUB

Monsieur, je n'en sais rien.

Sans doute il a beaucoup de billets sur la place?

M. HUB

Un notaire normand jamais ne s'embarrasse Des dettes de commerce : il prête sur des fonds Bien purgés d'hypothèque, et sur des cautions.

M. HOC

Son papier perd sans doute?

M. HUE

En honneur, je l'ignore.

M. HOC

Combien perd son papier.'

M. HUB

Je vous le dis encore...

M. HOC

H a des débiteurs pour la plupart véreux;

Des gens de cour ruinés, bien insolents, bien gueux?

M. HUB

Je ne lui connais point de pareille créance;

Mais on fait quelquefois des prêts par complaisance...

M. HOC

Quelqu'un aura failli.

H. HUB

Cela peut arriver.

Combien a-t-il perdu?

M. BUB.

Mais il faudrait prouver Qu'il a perdu, pour dire à quoi monte la perte.

M. BOC

Cent mille écus au moins !

M. BUB.

C*08t une découverte Que monsieur fait, sans doute.

M. BOC

Ah ! je m'étais douté Qu'il serait dupe un jour d'un excès de bonté.

M. BUE

Il est vrai qu'il est bon, puisqu'il ne faut rien taire... ... Il est bon citoyen, bon époux, et bon père.

H. BOC

Avec cent mille francs que je vais lui prêter, Pourra-t-il empêcher son malheur d'éclater?

M. BUB.

Vous lui prêtez vos fonds, le croyant peu solvable l C'est un procédé noUe, un trait rare, incroyable ! Mais ayant résolu de procéder ainsi.

Épargnez-vous du moins Tinutile souci De rechercher...

M. BOC, noblement et gravement.

J'entends, et cela seul m'occupe.

Lui prêter en ami, non lui prêter en dupe. Vous devez bien sentir que c'est fort différent.

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