S MÊMES, LE NOTAIRE
M. LB DOUX
Il ne faut plus que lui pour gâter notre affaire. Approchez-vous, monsieur. «
M. HUE
Monsieur, j'ai bien l'honneur D'assurer que je suis votre humble serviteur.
M. LE DOUX
Approchez, approchez. Point tant de révérence. Ce que vous me direz, moi, je le sais d'avance : Hoc vous a refusé. ^
MADAME LB DOUX
Une offense de plus !
M HUE
11 m'a compté la somme en beaux et bons écus. J'ai mis au même instant la main à l'écritoire Pour lui donner, au moins, un reçu provisoire. 11 n'en a point voulu : • Remettez, m'a-t-il dit, «i Cet argent à Le Doux, et cela me suffit. « Quand et comme il voudra, dans sa reconnaissance, *( Démon remboursement qu'il fixe l'échéance; « Je m'en remets à lui. »
C'est un bon procédé!
J'y reconnais l'ami que son cœur a guidé. Son cœur est excellent.
MADAME LB DOUX
Oui , mais quel caractère ! ^
ALBIHB.
Ce trait prouve à quel point il honore mon père.
AU
MONSIEUR HOC, OU LE MÉFIANT
Il croit ¥008 secourir en «b besoin argent :
Est-ce amitié pour vous? c^est mépris pour Farg^nt.
ALBOm.
L*amitié, dans ce tndt, édate avec l'estime ;
Peu d'amour pour Vargent n*en ferait point un crime. '
VADAMS LI DOUI.
Mais yousy quel sentiment tous a-t-il témoigné?
ALBUII.
Je crois qu'il m'aime un peu.
MADAVB LB DOUX.
n s'est donc éloigné Malgré son bel amour, Hiute de confiance; Et TOUS ne sentez pas son extrême insolence ! Vous êtes bien le sang du bon monsieur Le Doux.
ÀLBIHB.
11 croit h mon amour pour mon père et pour vous; Il croit ma main un don de la reconnaissance: Cette erreur, la peut-on appeler défiance?
M. LB DOUX
Je le disais tantôt : mea profets, Dieu merci, Contre vent et marée ont toujours réussi ; Et voici ce qui va racconmioder l'affaire.
(// motUre lepapier quê M. Hue tieni à la main,) Montrez-moi ce papier, vous, monsieur le notaire. L'acte est-il rédigé comme je vous Tai dit? Avez- vous stipulé tout ce que j'ai prescrit?