‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 364 sur 478 · SCÈNE V ET DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE V ET DERNIÈRE

LES MtaifES, M. AUGUSTE, M. HOC.

M. AUGU8TB.

Vous revoyez mon frère : une crainte subite, Entre tous ses amis, le ramène an plus vite.

(MatUrani M. Hue.) Voyant que ce monsieur, fort sujet à traîner, Allait par son retard le foire soupçonner

D'être infidèle ami, sitôt que je l'accoste, « Bfonsieur Hue, ai-je dit, vient de prendre la poste. » {Il fait signe à Àlbine que c'est un conte.)

M. HUB

Vient de prendre la poste!

M. AUGUSTB.

« n emporte avec lui « L'argent que vous vouliez prêter à votre ami. »

M. BUB.

Conmient donc! il emporte... Atroce calomnie !

M. AUGUSTB.

Atroce, oui sans doute.

M. HUB

Eh, monsieur 1 mais je nie...

M. AUGUSTB.

Parbleu ! je nie, aussi, cent fois plus fort que vous ! Mais ne vous pressez pas de vous mettre en courroux. Qu'a dit, qu'a fait mon frère, instruit de l'équipée ?

• Ainsi, de mon ami l'espérance est trompée, » Dit-il ; « faute d'argent, offron84ui mon crédit.

« Courons vers lui bien vite. On pourra cette nuit « Faire poursuivre Hue, et mettre sur sa piste « Dix excellents limiers dont je connais la liste. » 11 accourt avec tooi.

M. Boc, à M. Hue.

Monsieur, sans vous mentir , Oui, c'est votre retard qui m'a £aH accourir : Mais ce qu'on dit de plus n'est que plaisanterie Dont votre probité ne peut être temia

m. HUB.

Mais, monsieur, mon retard!...

ALBiRB» à M. Hue.

Auguste s'est permis De vous en accuser pour servir vos amis.

M. HUB

Mais je n'ai jamais vu, bm», dans aucune affaire, La partie arrangée aux dépens du notaire. Le monde est aujourd'hui tout à fait renversé.

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