LES PBÉGÉDENTS, MADAME DE LA CAUTELLE
(La Ruse range les meubles.)
BOSE. — Madame arrive quand et quand M. Mutilart. Le voilà au poste. Il ne fait que d'ouvrir la croisée de notre vis-à-vis.
MADAME DE LA CAUTELLE. — OuVrCZ doUC
celle-ci tout au large. (Elle se pose,) BOSB ouvre la croisée, — Madame !
MADAME DE LA CAUTELLE. — Eh bien?
BOSB. — M. Mutilart fait signe de vous avancer un peu à droite... comme ça...
MADAME DE LA CAUTELLE. — Suis-jc biCU?
(Elle se tient comme une personne qu'onpeint). BOSE. — Il fait signe que c'est bien.
MADAME DE LA CAUTELLE. — Il CSt tCmpS
que cela finisse...
BOSE. — Il a dit hier qu'il ne demandait plus quHm quart d'heure.
MADAME DS LA CAUTELLE. — Et tOUtC CettC
peine pour un portrait qui sera, peut-être, mal reçu!
BOSE. — Vous n'avez pas cela à craindre, madame.
MADAME DE LA CAUTELLE. — Au fait, je n'ai voulu que donner tout doucement une petite leçon à M. de la Cautelle, et lui prouver que toutes ses précautions avec sa femme ne serviraient à rien, si elle voulait le tromper.
BOSB. — Il est certain que quand une femme veut... '
MADAME DE LA G AUTEL! E. — Jc SUis si pef-
suadée de cela , que je ne puis pas user des droits de la servitude, et je me tiens à mon devoir comme si j'étais libre.
BOSB. — M. Mutilart fait signe à madame de tourner un peu la tête de son cAté.
MADAME DE LA CAUTELLE. — Est-CC bien
ox)mme ceci 1
BOSE. — Oui , madame. (Après un moment de silence.) Madame, il fait signe que c'est fini.
MADAME DE LA CAUTELLE 56 /ét;^. — Ah!...
grâce au ciel! (Elle salue le peintre d'un coup de tête.) Quand vous remettra-t-il le portrait?
BOSE. — Je vais le lui demander, (^iti peintre.) Quand madame aura-t-elle le portrait? (On entend le peintre qui répond : ) Descendez, je vous le remettrai dans la rue. (Elle sort.)
MADAME DE LA CAUTELLE. — C'est à merveille ! j'aurai aujourd'hui même une occasion de le donner à M. de la Cautelle, et de lui faire ma petite morale.