‹ Œuvres du comte P. L. Rœderer (volume 3)Chapitre 370 sur 478 · LES PBÉGÉDENTS, MADAME DE LA CAUTELLE · texte numérisé non relu

LES PBÉGÉDENTS, MADAME DE LA CAUTELLE

(La Ruse range les meubles.)

BOSE. — Madame arrive quand et quand M. Mutilart. Le voilà au poste. Il ne fait que d'ouvrir la croisée de notre vis-à-vis.

MADAME DE LA CAUTELLE. — OuVrCZ doUC

celle-ci tout au large. (Elle se pose,) BOSB ouvre la croisée, — Madame !

MADAME DE LA CAUTELLE. — Eh bien?

BOSB. — M. Mutilart fait signe de vous avancer un peu à droite... comme ça...

MADAME DE LA CAUTELLE. — Suis-jc biCU?

(Elle se tient comme une personne qu'onpeint). BOSE. — Il fait signe que c'est bien.

MADAME DE LA CAUTELLE. — Il CSt tCmpS

que cela finisse...

BOSE. — Il a dit hier qu'il ne demandait plus quHm quart d'heure.

MADAME DS LA CAUTELLE. — Et tOUtC CettC

peine pour un portrait qui sera, peut-être, mal reçu!

BOSE. — Vous n'avez pas cela à craindre, madame.

MADAME DE LA CAUTELLE. — Au fait, je n'ai voulu que donner tout doucement une petite leçon à M. de la Cautelle, et lui prouver que toutes ses précautions avec sa femme ne serviraient à rien, si elle voulait le tromper.

BOSB. — Il est certain que quand une femme veut... '

MADAME DE LA G AUTEL! E. — Jc SUis si pef-

suadée de cela , que je ne puis pas user des droits de la servitude, et je me tiens à mon devoir comme si j'étais libre.

BOSB. — M. Mutilart fait signe à madame de tourner un peu la tête de son cAté.

MADAME DE LA CAUTELLE. — Est-CC bien

ox)mme ceci 1

BOSE. — Oui , madame. (Après un moment de silence.) Madame, il fait signe que c'est fini.

MADAME DE LA CAUTELLE 56 /ét;^. — Ah!...

grâce au ciel! (Elle salue le peintre d'un coup de tête.) Quand vous remettra-t-il le portrait?

BOSE. — Je vais le lui demander, (^iti peintre.) Quand madame aura-t-elle le portrait? (On entend le peintre qui répond : ) Descendez, je vous le remettrai dans la rue. (Elle sort.)

MADAME DE LA CAUTELLE. — C'est à merveille ! j'aurai aujourd'hui même une occasion de le donner à M. de la Cautelle, et de lui faire ma petite morale.

Page 1