CHAPITRE V
Conclusion des quatre chapitres précédents, qui comprennent les deux périodes de 1600 à 1610, et de 1610 a 1620.
Que reste-t-il donc de prouvé sur le caractère de la société de Rambouillet, et sur ses effets pendant les vingt premières années df son existence? Le voici :
L'hôtel de Rambouillet nous offre, d'abord, le spectacle d^une société qui, sous les auspices d'une femme jeune, belle, spirituelle, de niis' sance illustre , épouse et mère d'une vertu exemplaire, se distingue par la pureté, la décence, la délicatesse de ses mœurs, et se sépare de la cour et des gens du monde de la capitale, tous, plus ou moins, entraînés dans des habitudes de dissolution effrontée.
Nous y voyons, ensuite, se contracter une triple alliance entre les gens de cour du plus d'esprit, les gens du monde choisis, et les hommes de lettres, dont plusieurs sont, encore aujourd'hui, considérés dans la littérature; al- Hance qui n'a fait que s'ét^dre et se resserrer, jusqu'au temps de la révolution.
Nous voyons, en troisième lieu, dans celte société d'élite, un mélange heuceuxde personnes des deux sexes ; nous y remarquons la paf"^' je dirais volontiers la dommation ou, au moins, la supériorité, s'établir du côté des kt0^