SCÈNE PREMIÈRE
DORANTE , entrant par un côté, et PHILÉMOND
par Vautre.
j>ovi à.ixT^, surprise.
L/AissEz-MOi seule, adieu.
PHILÉMOND.
Quoi , l'ardeur qui vous presse Vous permet ces dédains oii votre flamme cesse ? Vos vœux sont refroidis , ce beau brasier s'éteint, Et vous vous guérissez quand je me sens atteint ?
DORANTE
Toi, tu crois me causer une ardeur véritable?
De ces présomptions ton esprit est capable?
J'avois bien, orgueilleux, un meilleur sentiment
Et de ta modestie et de ton jugement :
Que j'eusse pour un page une amitié si forte,
Moi? que je reconnusse un vainqueur de ta sorte,
Et qu'avecque dessein je t'aie regardé!
Ton esprit arrogant se l'est persuadé ? '
Pour faire à mon honneur un si honteux outragç,
Ton pouvoir est trop foible et j'ai trop de courage;