‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 200 sur 406 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ORANTE a sa porte, LYSIMANT.

LTsiMANT, la sablant.

ORANTE

Que me veux-tu, lâche, aveugle, profane? , je suis Orante, et tu cherches Diane.

e ferme la porte rudement. )

LYSIMANT SeuL

icieux accueil! o dieux! quel changement!

se fût douté d'un pareil traitement?

a sourdement tramé cet artifice , i désobligé de ce mauvais office.

al seulement peut avoir éventé e Diane a pu dessus ma liberté.

subtilement découvrir cette affaire, ns intention que de me satisfaire )rante est un bien que je perds sans regret), er à mon sort ce rival indiscret.

ORAXTE, roHi^rant la parle.

, ne me vois plus, et crois que cette porte uvrira jamais à des gens de ta sorte ; ompher des cœurs au lieu qui t'est prescrit, stupidité signale ton esprit, a beaux entretiens font naître tant de flammes, passes pour rare et pour charmeur des âmes, s de cet objet qui possède ta foi , i n'a rien de cher que ses troupeaux et toi.

a88 LA DIANE,

LTSIMAWT.

Souffrez....

ORATfTE.

Non , ne dis rien. Que me peux-tu répondre, Que tes propres écrits ne soient prêts de confondre? N'as-tu pas pour Diane eu de la passion? Peux- tu désavouer cette inclination?

LYSIMANT.

Il est vrai que j'aimai cette jeune bergère , Mais sans intention , et d'une amour légère. Qui ne pouvoit long-temps occuper mes désirs, Et n'avoit pour objet qu'un moment de plaisirs.

ORANTE

Que tu fais à ta honte une foible défense! Tes excuses, lascif, accroissent ton offense. Rends, rends à cet objet ton cœur irrésolu, Qui me déplairoit moins lâche que dissolu; Quoi! ce cœur embrasé de tes lascives flammes, Qui ne peut respirer que des plaisirs infâmes, Impuissant à produire un honnête dessein, Tu voulois, effronté, qu'il eût part en mon sein! Tu le crois mériter des plaisirs légitimes. Et tu me présentois cette source de crimes !

LYSIMANT.

Contre tant de discours , je cède , je me rends : Vous me pouviez sans bruit donner ce que je prends, Un congé non prévu, mais de moindre importance Qu'il doive absolument ruiner ma constance. V

Le temps est médecin de toutes les douleurs , Et l'on s'est consolé pour de pires malheurs.

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