‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 213 sur 406 · ACTE III, SCÈNE VIII. 3o · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VIII. 3o

h, s'il ëtoit possible, elle auroit mille ëpoùx; Elle a partout Paris établi sa puissance , Et sa beauté Félève autant que sa naissance. Sur tous, je sais qu'Ariste a possédé son cœur: Elle s'étoit rendue à ce premier vainqueur , Et YOjoit Lysimant avec autant de peine Quelle a vu de bon œil le sujet de sa haine ; Le second éloigné, j'accorde à ses désirs Celui qui fut jadis l'objet de ses soupirs ; Qu'elle sera contente! et, rapprochant Ariste, Que je rendrai d'appas à son visage triste ! Que mon pouvoir est grand, et qu'avec peu d'efforts ïepeux en un moment ressusciter deux morts! Cléonte , un mien ami , chargé de cette affaire , N'omettra rien pour moi de l'ordre nécessaire ; U ira chez Ariste, et je suis assuré Qu'il trouvera bientôt cet esprit préparé. Voyons-le de ce pas.

( n enlre chez Clëontc. )

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