‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 228 sur 406 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

SYLVIAN seul.

>EL astre de mes jours, en quels lieux écartés

es yeux font-ils briller leurs divines clartés?

ù te peux-tu cacher avec tant de lumière,

irgère impitoyable, et sourde à ma prière?

is! après de si longs et de si vains ennuis,

i me plaindrois peut-être en Tétat oii je suis.

un berger estimé dans tout le paysage ,

tondant en troupeaux et riche en pâturage,

>n amour, dont l'ardeur m'oblige à te chercher,

fait , belle Diane , un malheureux cocher.

i changé pour tç voir, sans juger que j'efface

gloire de mon nom et l'honneur de ma race,

i soin de deux chevaux le soin de cent brebis,

mes habits de toile en ces honteux habits.

icor si j'obtenois un bien si délectable,

î titre malheureux seroit plus supportable;

aïs il n'empêche point notre désunion,

t Diane se cache à son Endymion.

Lon espérance est vaine, on n'a point vu paroître

'éclat de ses rayons au logis de mon maître;

ai.

Tu n'es plus > en son cœur^ ses vœux sont refroidis. Il ne t'honore plus comme il a fait jadis; Orante a captivé ce rival infidèle, Et je lui vais porter.... Mais je vois cette belle.

Page 1