SCÈNE PREMIÈRE
SYLVIAN seul.
>EL astre de mes jours, en quels lieux écartés
es yeux font-ils briller leurs divines clartés?
ù te peux-tu cacher avec tant de lumière,
irgère impitoyable, et sourde à ma prière?
is! après de si longs et de si vains ennuis,
i me plaindrois peut-être en Tétat oii je suis.
un berger estimé dans tout le paysage ,
tondant en troupeaux et riche en pâturage,
>n amour, dont l'ardeur m'oblige à te chercher,
fait , belle Diane , un malheureux cocher.
i changé pour tç voir, sans juger que j'efface
gloire de mon nom et l'honneur de ma race,
i soin de deux chevaux le soin de cent brebis,
mes habits de toile en ces honteux habits.
icor si j'obtenois un bien si délectable,
î titre malheureux seroit plus supportable;
aïs il n'empêche point notre désunion,
t Diane se cache à son Endymion.
Lon espérance est vaine, on n'a point vu paroître
'éclat de ses rayons au logis de mon maître;
ai.
Tu n'es plus > en son cœur^ ses vœux sont refroidis. Il ne t'honore plus comme il a fait jadis; Orante a captivé ce rival infidèle, Et je lui vais porter.... Mais je vois cette belle.