‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 231 sur 406 · ACTE V, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE III

Il est près de mourir pour pt'ouver son péché ; Pour prouver que tout cède à vos aimables charmes, Et qu'il n'est point d'objet si digne de nos larmes, le les ai profanés de mots injurieux : Mais que peut épargner un esprit furieux Qui se voit abusé d'une vaine promesse, £t son rival si près du lit de sa maîtresse ? f ai failli toutefois, et je n'ai pas dessein De détourner le coup qui m'ouvrira le sein.

OllAIfTE.

On pèche librement sous l'espoir de sa grâce ,

Et nos simplicités excitent votre audace ;

ivecque moins d'amour je pourrois plus sur vous,

fe sërois absolue en votre esprit jaloux.

3ii respect nécessaire aurait pu vous contraindre

l la discrétion de souffrir sans vous plaindre ;

tfais je vous aimois trop , et le feu violent

^ae je vous témoignois vous a fait insolent.

l^otre discrétion dépendoit de ma crainte ;

fé devois témoigner d'être un peu moins atteinte :

3n souffre avec respect une sévère loi ,

Et j'aurois fait pour vous, en travaillant pour moi.

Toutefois je suis bonne , et prendrai de mon père

La résolution de ce que je dois faire.

AUISTE.

Odieux! s'il fait cesser votre ressentiment, Quel bien est comparable à mon contentement?

(Us. sortent. }

3a8 LA DIANE,

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