ACTE V, SCÈNE X. M
Ces habits sont suspects en sa condition , Et ce déguisement a son intention.
Messieurs, saisissez-la, car tout cet artifice fe se peut découvrir qu'aux yeux de la justice.
PAMON.
Ton, non, portez les mains dessus le suborneur )ont la vaine promesse a trahi son honneur; lelui que vous voyez a causé tous ses crimes, It doit rendre accomplis ses espoirs légitimes : éWe espère de lui moins que n'a mérité /honneur de sa famille et sa fidélité, ^ous me croyez à tort l'auteur de sa naissance: Aes soins ont seulement élevé son enfance ; )n a dans nos hameaux vu briller ses appas , li le ciel , toutefois , ne l'y destinoit pas. )yez comme je l'eus en son âge plus tendre, ^sque cet accident m'oblige à vous l'apprendre.
LTSIMAITT.
3 dieux! qu'un doux espoir flatte ma passion I ^arle-nous vitement de son extraction.
l>AMON.
Jne dame étrangère, et d'illustre famille,
Sut d'une même couche un fils et cette fille;
ît le dessein qu'elle eut d'avantager son fils
u'obligea d'accepter l'offre que je lui fis.
Slle commit sa fille au souci de ma femme ,
Et quelques mois après je fus chez cette dame ,
Où, par son propre avis, je fis courir un bruît
Que la jeune Diane étoit morte la nuit.
Tout le monde me crut ; on plaignoit ma tristesse ,
Et la mère feignoit avecqué tant d'adresse