‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 269 sur 406 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

LE ROI ALPHONSE , ed ambassadeur, allant à Nagles; CLEONIS, et autr£s serviteurs.

LE ROI

UE je brûle de voir sa bçauté sans pareille! m œil est envieux du bien de mon oreille. ^s me dépeignit son visage si doux .'à son premier rapport mon cœur en fut jaloux, que, feignant d'aller secrètement à Rome, sortis de Sicile avec vous et cet homme. rome un petit enfant rabaisse ma grandeur! lour m'a fait, pour moi, moi-même ambassadeur,

GLEONIS.

a fait bien souvent de ces métamorphoses; »t un étrange dieu qui fait d'étranges choses : mme d'autres, les rois sont sujets de l'Amour, lis, sire, nous voilà bien proche de la cour.

LE ROI

! fut donc près d'ici qu'Ormin, Atys et Lerme rent en Clorimand un courage si ferme, le la reine, voyant sa résolution

Opppsa du secours à leur intention?

Cette rare beauté divertit mon envie, Et j'avois commandé qu'on le privât de vie. Que son occasion me donne de souci!

Je serois découvert s'il me voyoit ici. Amour, voile ses yeux, seconde mon voyage, Je jure à ton essence un éternel hommage.

ISABELLE seule.

Que tu dépends, mon cœur, de deux cruels tyrans! Comment recevras-tu leurs avis différens? Ton amour te convie à soulager ta peine. Et ton devoir te porte à soulager la reine: Comme amante, je dois caresser mon amant, - Comme sujette il faut obliger Clorimand. Adraste, mon souci, combien ton cœur endure . Depuis le jour fatal que cette feinte dure! Voyant tant de faveurs que Clorimand reçoit. Tes maux ne sont pas feints, quoique mon feu le soit Quand te pourrai-je, hélas! caresser sans offense? Quand reprendront nos cœurs leur première licence? Mais le voici.

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