ACTE I, SCÈNE III
Et n'adorea-tu pas ces parfaites beautés, Par qui cette sorcière a mes sens enchantés? Pourquoi ne veux-tu pas, me voyant de la sorte, Qu'Amour m'ait méconnu sous l'habit que je porte, £t^ qu'ignorant le sort qui préside à mes ans , II m'ait blessé des traits qu'il décoche aux paysans ?
TIMAKDRE.
Donc un remède aisé pourra guider votre âme : U faut changer d'habits, vous changerez de flamme.
LE ROI
Toi, change de propos; quand cet objet vainqueur Ne me charmera plus je n'aurai plus de cœur. Dans le mal que je sens je ne veux point qu'on m'aide, Et ton malheur seroit le prix de ton remède ; Atteins ce rare objet, conte-lui mon amour, Et me Tamène à Bude, où j'attends Ion retour.
(Timaoilre va chercher Rosélie j le roi et sa suite reprennent
la route de Bude.)