‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 308 sur 406 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

TIMANDRE.

odque sage conseil que la raison nous donne ,

ss yeux pourront autant sur nous que sa couronne ;

SToyage a changé votre inclination,

a sœur n'est plus l'objet de votre affection.

PARIS

1, Timandre! épargnez la plus rare constance ai jamais <A>mbattit contre la résistance , rec la plus aimable et divine beauté ai jamais ait taché son nom de cruauté ; s temps ne peut briser la chaîne qui me Ue, t malgré vos refus j'adore Bosélie :

ue cette déité si contraire à mes vœux ouvre jamais la bouche à l'oui que je veux, a'elle évite mes pas, tache de me déplaire, xmse mes désirs, me nomme téméraire; i^aiit que mon esprit soit las de l'adorer, le se lassera de me voir soupirer.

TIMANDRE.

oilà nous témoigner des ardeurs trop parfaites , Ue mérite peu l'honneur que vous lui faites, tvous en obtiendrez ce que vous souhaitez, )urvu que mon conseil règle ses volontés. 'en doutez plus , Paris , Timandre est votre frère ; MÛBJMK votre espoir , et pressons cette affaire ; Frétons cet hymen, et sans plus différer, vous avez dessein de nous tant honorer.

PARIS

*X)is-je encor Paris , refusant cette gloire ? OQsieor, demandez-vous si Tantale veut boire? ToilE I. 29

PA.RIS , seul avec Argant.

O dieux!

En cette occasion dois*je croire mes yeux? Sont-ce là ces transports, cet accueil d'allëgresse, Qu'un véritable amant prépare à sa maîtresse? Est-ce ainsi que les rois prouvent leur passion? Ou s'est-il repenti de son élection ?

N'ai-je pas figuré cette reine assez belle, Pour qu'il dût conserver l'estime qu'il eut d'elle.

ARGENT

Que c'en soit le sujet, je ne l'estime pas ; Vous n'avez que trop bien figuré ses appas. -

(Lysanor entre.)

LTS ANOR , remettant un bUlet à Paris.

Ce mot s'adresse à vous , et le roi vous commande De ne point différer l'affaire qu'il vous mande.

PARIS

C'est l'ordre, assurément, de la réception Qu'il faut faire à l'objet de son affection.

(Il ouyre le billet , et lit. )

Contenu du billet.

« Paris , reconduisez la reine en ses pays :

» Les rois sans s'expliquer doivent être obéis. »

Ah dieux! quelle inconstance à la sienne est pareille!

Je doute si je lis, je doute si je veille;

En cet étonnement la force me défaut.

Mais voyez, Lysanor, si j'ai lu conune il faut.

( n doDne le billet à Lysanor qui lit tout baùt. )

Ah ciel ! il est trop vrai , mes doutes sont frivoles, Et je vous fais en vain répéter ces paroles. Abusé, quel malheur a ton bien diverti?

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