ACTE II, SCÈNE I
TIMANDRE.
odque sage conseil que la raison nous donne ,
ss yeux pourront autant sur nous que sa couronne ;
SToyage a changé votre inclination,
a sœur n'est plus l'objet de votre affection.
PARIS
1, Timandre! épargnez la plus rare constance ai jamais <A>mbattit contre la résistance , rec la plus aimable et divine beauté ai jamais ait taché son nom de cruauté ; s temps ne peut briser la chaîne qui me Ue, t malgré vos refus j'adore Bosélie :
ue cette déité si contraire à mes vœux ouvre jamais la bouche à l'oui que je veux, a'elle évite mes pas, tache de me déplaire, xmse mes désirs, me nomme téméraire; i^aiit que mon esprit soit las de l'adorer, le se lassera de me voir soupirer.
TIMANDRE.
oilà nous témoigner des ardeurs trop parfaites , Ue mérite peu l'honneur que vous lui faites, tvous en obtiendrez ce que vous souhaitez, )urvu que mon conseil règle ses volontés. 'en doutez plus , Paris , Timandre est votre frère ; MÛBJMK votre espoir , et pressons cette affaire ; Frétons cet hymen, et sans plus différer, vous avez dessein de nous tant honorer.
PARIS
*X)is-je encor Paris , refusant cette gloire ? OQsieor, demandez-vous si Tantale veut boire? ToilE I. 29
PA.RIS , seul avec Argant.
O dieux!
En cette occasion dois*je croire mes yeux? Sont-ce là ces transports, cet accueil d'allëgresse, Qu'un véritable amant prépare à sa maîtresse? Est-ce ainsi que les rois prouvent leur passion? Ou s'est-il repenti de son élection ?
N'ai-je pas figuré cette reine assez belle, Pour qu'il dût conserver l'estime qu'il eut d'elle.
ARGENT
Que c'en soit le sujet, je ne l'estime pas ; Vous n'avez que trop bien figuré ses appas. -
(Lysanor entre.)
LTS ANOR , remettant un bUlet à Paris.
Ce mot s'adresse à vous , et le roi vous commande De ne point différer l'affaire qu'il vous mande.
PARIS
C'est l'ordre, assurément, de la réception Qu'il faut faire à l'objet de son affection.
(Il ouyre le billet , et lit. )
Contenu du billet.
« Paris , reconduisez la reine en ses pays :
» Les rois sans s'expliquer doivent être obéis. »
Ah dieux! quelle inconstance à la sienne est pareille!
Je doute si je lis, je doute si je veille;
En cet étonnement la force me défaut.
Mais voyez, Lysanor, si j'ai lu conune il faut.
( n doDne le billet à Lysanor qui lit tout baùt. )
Ah ciel ! il est trop vrai , mes doutes sont frivoles, Et je vous fais en vain répéter ces paroles. Abusé, quel malheur a ton bien diverti?