‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 2)Chapitre 310 sur 406 · LE ROI, TIMANDRE, ALCANDRE · texte numérisé non relu

LE ROI, TIMANDRE, ALCANDRE

LYSANOR.

LE ROI, embrassant Timandre.

C'est ta sœur, cher Timandre, agréable discours! Quel astre est plus heureux que celui de mes jours? Mais sois plus favorable à l'ardeur qui me presse, Amène dans ces lieux cette belle maîtresse. Je jure par le ciel que cet objet vainqueiur Gouvernera mon sceptre aussi-bien que mon cœur.

TIMAJfDRE.

Sire, nous chérirons d'une amour éternelle,

La chaste intention que vous avez pour elle;

Et ce point seul nous manque en un bonheur si doux,

Qu'elle a trop peu d'attraits pour un si digne époux.

LE ROI

Je sais mieux estimer cet objet adorable, A qui jamais le ciel n'en fit un comparable.

ALC ANDRE, CL part.

Dieux ! comment puis-je ouïr ce fâcheux entretien, Où j'entends mon rival se promettre mon bien ?

LE ROI

OÙ brille maintenant cet astre de ma vie ? Allons-y, cher Timandre, oblige mon envie; Mais non, va le premier lui présenter mes vœux, Et disposer son cœur à l'hymen que je veux.

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