ACTE IV, SCENE II
ORAZIE.
* Hélas ! je suis perdue.
DfÉKEOHMS Sosiple.
Tu ne peux éviter la peine qui t'est due ;
Tout le pouvoir du ciel, contraire à mon dessein.
Ne m'empêcheroit pas de te percer le sein.
OEAEIE.
O dieux! quelle folie est égale à la sienne!
Je vais chercher ici quelqu'un qui le retienne. ^^
( Elle sort. )
Me dois-je contenter de ces rares effets ? La sorcière est en fuite , et ses démons défaits. Ce cavalier armé nuit encore à ma gloire ; Il faut que sa défaite achève ma victoire.
LE YIEILLARD.
Dieux!, en l'état qu'il est, dois-je attendre ses pas? Regarde qui je suis, et ne m'approche pas.
MESTECHME Sosicle.
Tu refuses, timide, un combat honorable; Tu n'oses repousser ma force incomparable; Tu trembles, tu pâlis : lâche ! tu fuis en vain, Rien ne te peut sauver des efforts de ma main.
LE VIEILLARD
Hélas! combien son mal accroît sa violence!
MÉNECHME Sosicle.
Le ciel ne te pourroit soustraire à ma vaillaiiice.
LE VIEILLARD
D'oîi naît cet accident? ô sévère destin! Évitons sa fureur, courons au médecin.
(H sort.)
MÉNECHME Sosicle, seul.
I^es dieux ont à la fin ma prière écoutée; Ces fous qui m'ont fait fou, m'ont la place quittée. Les agréables fous, dont les cris m'ont forcé De feindre que comme eux j'avois l'esprit blessé ! Ils reviendront bientôt si je ne me retire : Par des lieux écartés retournons au navire. O dieux! en ma faveur guérissez leurs esprits, Ou ne leur montrez pas le chemin que j'ai pris.
(Usort.)