SCENE PREMIERE
LE COMTE TANCRÉDE, awc des serviteurs du duc; M£LIT£, arrwant de la campagne.
LE COMTE
}Ll^ l'espoir d'adorer cette divine aurore,
Je sens un nouveau jour en mon arne s'éclore ;
Que je brûle de voir de si cliarnians appas!
La terre à mon avis s'allonge sous mes pas,
Et le soleil , jaloux du feu qui me consume ,
Fait, ce me semble, un tour plus long que de coutume.
Le château qui conserve un si rare trésor
Recule pour me nuire; est-il bien loin encor?
LTSIS.
Une heure, ou moins de temps vous procure sa vue.
LE COMTE
Cette prompte arrivée a-t-elle été prévue? Le duc espéroit-il me voir sitôt ici?
LTSIS.
Non: que dans quelques jours.
LE COMTE
/ Te le croyois siussi; Hais le désir de voir cet aimable visage
TOHE L Ô
ii4 LA BAGUE DE L'OUBLI,
A contre mon attente avancé mon voyage.
Nos voiles recevoient un favorable vent.
Si bien... Mais quelles gens nous viennent au-devant?
LTSIS.
Liliane et le duc.
LE COMTE
Dieux! à cette parole, Mon cœur se fend de joie, et mon âme s'envole.