SCÈNE IV
CÉLIMÈNE j^ttfe.
Le ciel laisse à nos yeux paroître ses étoiles ,
Le soleil est dans Tonde et la nuit teni ses voiles;
II est déjà bien tard : cet agréable amant ,
S'il aime autant que moi , viendra daas un momeat. .
C'est ici que nos cœurs découvriront leurs flammes
£t qu'un libre entretien charmera nos deux âmes ;
Que nous n'en verrons plus altérer la douceur
Par l'importunité d'une jalouse sœur;
C'est là que je le veux assurer que je l'aime,
Que je ne dois plus rien à son amour extrême ,
Que la peine où je suis égale ses travaux,
Et que nos deux esprits brûlent de feux égaux.
Dieux! le parfait amant! que sa grâce est aimable!
Que son visage est doux et sa voix agréable!
J'aime une déité sous l'habit d'un mortel ,
Et je crois que le ciel n'en peut plus faire un tel :