‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 110 sur 428 · LT8I · texte numérisé non relu

LT8I

J'avise cette belle.

viIlicie.

Est-ce vous, Floridan?

LTSIS.

Et vous m'êtes fidèle , [Je plais seul à vos yeux , vous m'aimez constamment Et ma jalouse humeur n'a point de fondement?

ifÉLiciEj à pari.

0 malheur ! e'est Lysis !

LTSTS.

Floridan vient, madame ^ fiecevoir du secours à l'ardeur qui l'enflamme ^

i6o LA CÉLIMÈNE,

Et pour vous divertir j'ai devancé ses pas ; Vous le verrez bientôt , ne vous ennuyez pas.

FELICIE. ,

Qu'est-ce que tu veux dire ?

LYSIS. 'ïj

Oh ! les ardeurs parfaites > Dont il reconnaîtra l'honneur que vous lui faites 1 ' ■. ,!^ L'incomparable amant ! qu'il a de passion , . ^;^

Et que vous êtes juste eu cette élection! ^J

FÉLIGIE. *'•

Oue dit cet insensé? '3

LYSIS. ' -

Faut-il que je le die? j

Le ciel , âme sans foi , punit ta perfidie : Floridan s'est moqué; ce vainqueur glorieux Te fait servir de fable aux amans de ces lieux; Il rit de tes faveurs, méprise tes caresses, ".

Et ne te daigne mettre au rang de ses maîtresses ; ,. Le superbe qu'il est ne considère pas Entre tant de beautés de si faibles appas; '

11 te plaint en son cœur quand tu crois qu'il t'adore. Vois cette lettre.

FÉLICIE

O dieux!

LYSIS

Et tu m'aimes encore ?

Je me plaignois à tort? la constante beauté ! O miracle d'amour et de fidélité !

FÉLICIE

Il t'a donné la lettre?

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