ACTE IV, SCENE IV. aaS
GLEANDRE.
Cest trop TOUS affliger; le ciel sauva de Tonde
(Aptrt)
Vais, lâche , en quel danger exposes-tu Floronde ? Ah! change ce discours.
SALMACIS
Achève; que dis*tu?
CLiAlTDRE.
Que je dois rendre aux flots ce butin qu'ils ont eu , Et que je dois punir de son ingratitude Cet indigne sujet de votre inquiétude.
SALMACIS
Cruel, fais-la cesser et ne la punis pas.
GLEANDRE.
U seule mort le peut; vos plus charmans appas, Votre sceptre , vos biens , vos caresses , vos larmes , Pour assaillir ma foi sont d'inutiles armes ; Et mes propres efforts le tenteroient en vain, Puisque telle est la loi de mon sort inhumain.
SALMACIS
Va, barbare tyran des roouvemens de l'âme, hdigne et lâche auteur de ma cruelle flamme , Monstre, rocher mouvant , supplice de mes yeux. Homicide enchanteur des esprits de ces lieux , Triomphe insolemment de mon cruel martyre. Et méprise une reine esclave en ton empire. Sou& quelque étroite loi qu'Amour l'ait su ranger La mort , ce dernier mal , l'en saura dégager. •
(EUe sor^ furieuse , et repousse Cëphalie qui la veut aborder. )
TOKE II.
2a6 L'HEUREUX NAUFRAGE,