ACTE I, SCENE IL
LUCIDOR.
iCGÎdent nouveau diffère les délices »n consentement accorde à mes services ? nalheur survenu divertit nos plaisirs, ûle occasion demande vos soupirs?
1£RASM£.
z j pleurez son mal ; une telle manie
'ec son esprit sa raison désunie,
eux où l'amitié fait un pieux effort
leaucoup pour son bien de souhaiter sa mort !
LUCIDOR.
Célie est troublée ?
ERASME
Oui, mais de telle sorte >ut remède est vain au mal c[ui la transporte; mon furieux possède ce beau corps , li les médecins feroient de vains efforts ; ux si seulement les ministres des temples at remédier à ce mal sans exemple.
LUCIDOR.
iible malheur!
ERASME
Je vais à Clidamant, -prêtre de nos dieux, découvrir son tourment, le ses actions font juger que sa peine e les efforts de la science humaine.
(Il sort.)
FiLiDAir, h Lucidor.
«*s que je la vis choquer votre desçein ^ la jugeai pas avoir l'esprit trop sain ,
Et je rabattis fort, en cinq ou six visites. De l'estime qu'on fait de ses rares mérites. Je doute seulement si sa présomption Eût été supportable à ma condition :
Je voudrois feu pour feu , des larmes pour des lan Je Youdrois triompher quand je rendrois les arme Voir rire quand je ris, voir souffrir en soufiBrant, Voir venir quand j'irois , enfin prendre en m'offe
LUCIDOR.
Sachant que l'intérêt et mon obéissance Ont seul dessus mes jours établi sa puisance. Crois-tu que son amour m'importe infiniment, Et m'as-tu vu pousser un soupir seulement ? Mais elle vient à nous.