ACTE I, SCÈNE III. 45i
)rga€illeiix Phaëtons ^ quel dessein criminel )ppo8e vos efforts à cet ordre étemel ? /Orient à mon char ouvre sa large porte, jit bruit cesse partout , et la lumière est morte ; j&^ astres étonnes sont en confusion, ît la nature souffre à votre occasion.
/oyez ces lieux obscurs et cette plaine nue Kl les filles d'Atlas attendent ma venue. Toulez-vous, contre Tordre et contre la saison, Tenir mon frère et moi sur un même horizon?
(Os ▼cakol' la prendre, elle se dégage de leurs mains.)
'û Taincu leurs efforts, et Diane outragée )e leurs proÊines mains enfin s'est dégagée. Suivons les' mouvemens d'une juste fureur , St purgeons l'univers de ces objets d'horreur. Cirons de l'Océan et du sein de la terre Jne matière propre à forger un tonnerre ; faisons voir ces beaux lieux en rochers convertis ^ animons les sujets d'Éole et de Téthys, Confondons cette plaine et les plaines salées, Bandons ces monts déserts , ces forêts désolées ; Et que pour toute marque il reste dans ces lieux Cdle de ce que peut une fille des dieux.
LVGIDOR.
^e cette impression est forte en sa pensée ! ^e son mal est puissant et sa raison blessée !
GÉLiEy a Lucidor.
(uoi! jusque dans ces lieux tu veux suivre mes pas?
^ périlleux dessein ne t'épouvante pas ?
^tu de ces Titans dout l'auàace effroatée
LA BonaaiCE.
J'ai pourvu là-dessus , et par bonne raison
J'ai tous les médecins bannis de la maison;
Fait croire à vos parens qu'au mal qui vous possède
Le ciel peut seulement apporter du remède; .
Que vos sens sont troublés par de mauvais esprits;
Que des signes puissans me l'ont assez appris;
Qu'un regard vers le ciel, un mot, une prière y
Rend à votre raison sa liberté première ;
En un mot, ils m'ont crue, et n'appréhendez point
Que cet autre malheur à vos malheurs soit joint