ACTE III, SCENE XL
ANGIÉLIQUE.
ITexcusez point un mal digne de nos louanges : L'amour est adorable en ses effets étranges ; Ce dieu se fait connoître en l'excès seulement, Et ce n'est pas aimer que d'aimer froidement. Madame, de ma part employez sans réserve Tout ce qui vous avance et ce qui vous conserve ; Je partage avec vous votre pire douleur, Et saurai bien cacher cet aimable malheur. Achevez seulement votre feinte manie; Trompez de vos parens l'aveugle tyrannie; Que vos sens, en divorce avec votre raison, Fassent désespérer de votre guérison ; Je joindrai mes discours à leur vaine croyance, Tant que votre importun cherche une autre alliance,, Tant qu'il vous laisse libre, et qu'un destin plus doui^ A vos chastes désirs accorde votre époux.
TjiA.JXDB:E^ à Celie.
Votre père revient.
CELIE
O dieux! de quelle sorte Paroîtrai-je à ses yeux ?