‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 3)Chapitre 372 sur 428 · ACTE I, SCÈNE III. SSg · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE III. SSg

^ CÉPHISE

Je Taurois excusé; non, mais

THÉAITE.

Quoi ! mais possible Que , trouvant mon esprit à ses vœux insensible , U a dessous tes lois engagé son désir. O dieux! qu'il m'auroit fait un sensible plaisir! ^

CÉPHISE

n ne trouve qu'en vous le sujet de sa peine ; Et quand il m'aimeroit , son amour seroit vaine.

thiSane.

Enfin , ma chère sœur , ne dissimule point : Un secret déplaisir à ta froideur est joint; Et l'altération qu'on voit en ton visage, D'amour ou de mépris est un clair témoignage. Filandre te plait-il?

GÉPHISE.

Comme il plaît à vos yeux.

THIÎANE.

Il n'est à mon sujet ni vain ni glorieux;

Il vanteroit à tort les noms que je lui donne :

Je crois qu'il est si bon qu'il ne blesse personne.

CiPHISE.

Je ne l'abaisse point : il a des qualités Capables d'asservir beaucoup de libertés ; Mais il adresse ailleurs ses yeux et sa pensée, Et je n'ai pas dessein d'en être caressée.

> THEANE.

Il tenoit un papier au point de sonfwpart : , Te le présentoit-il pour m'offrir de sa "part ?

54o LE FILANDRE,

CIÊPHISE.

Non,

THÉAVE.

Je Tai vu, menteuse, à ia faveur de l'ombre; Et je vous écoutois en cet endroit si sombre.

ClSPHISE.

Un amant par sa voix imploroit mon secours.

Mais brisons , je vous prie , ou changons de discours^

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