SCÈNE II
LYSIS, ALIDOR; FLORANTE, joiw fe /w/«
^Floridait.
LTSis tirant son epee.
Faut en voir un effet : traître, tu délibères.
FLORIPAN.
Que voulez-vous ?
LTSIS.
Finir ta vie et nos misères , Lâche et vil suborneur des esprits de ces lieux.
FLORIDAir.
Qui vous fait ces rapports ?
LTSIS.
Mon oreille et mes yeux.
Ta consultes encore ?
FLORiDAN, tirant répée.
Arrête ; cette ëpée Ne iîit jamais en vain par ce bras occupée ; 'Olre témérité s'apprête un châtiment ; Ott ne me la fait point tirer impunément.
LTSIS.
0 le vaillant guerrier !
FLORIDAir.
Oui j vaillant , mais modeste.
LTSIS.
Défends-toi seulement sans t'informer du reste ;
5e crois pas m'apaiser par ce lâché entretien,
Et ne redoute pas mon malheur , mais le tien.
Sous verrons les effets que le ciel nous destine.
i34 LACÉLIMÈNE,
FLORiDAN, à Alidor.
Remontrez-lui y monsieur, qu'il cherche sa ruine.
ALIBOR.
Dieux ! le plaisant combat !
LYSIS
Il ne m'étonne pas.
FL^RIDAir.
J'ai coutume de rire alors que je me bats.
LYSIS
Cest trop délibérer, lâche objet de ma haine.
FLORIDAir.
£t moi, c'est trop gausser et vous laisser en peine;
Je sais quelle raison excite ce courroux ;
C'est un effet, monsieur, de vos soupçons jaloux.
Vous aimez Félicie, et sachant qu'elle m'aime.
Croyez que je réponds à son amour extrême ;
Mais qu'appréhendez-vous ? mettez les armes bas :
Vous dussiez souhaiter de la voir dans mes bras;
Et vous qui n'aspirez qu'à fléchir Célimène ,
Ne suis-je point aussi l'objet de votre haine?
De ce mal apparent l'effet vous sera doux :
En travaillant pour moi , je travaille pour vous.
ALIDOR
Comment ! toutes les deux reçoivent ton hommage?
FLORIDAN
Que je sois dispensé d'en dire davantage: Si vous les possédez , serez-vous satisfaits ? Rien ne peut divertir le dessein que j'en fais. Vous serez obligés à ces heureuses feintes,