ACTE V, SCENE III. iSj
Une vaine frayeur n'aftéra point ses charmes, Son œil grave et constant ne versa point de larmes. Cette triste victime implora seulement .
Le bien de vous écrire en ce dernier moment : £ile eut fait en deux mots qu'elle me fit entendre. Mais, sire, qu'esi secret je vous les puisse rendre; Car ils vous toucheront , et les larmes au moins Qu'ils vous feront verser n'auront point de témoins.
F£LISMONIK
Entre en ce cabinet.
(Ils sortent.)
HERMAiTTE seule^ Continuant de se coiffer.
Enfin, heureuse Hermante, Le bonheur que tu veux succède à ton attente; L'Amour fut à tes Vœux un tyran inhumain , Mais l'enfer plus puissant met un sceptre en ta main. Ne pouvant empêcher le pouvoir qu'il te donne , Le ciel bien mollement soutient une couronne ; Et cette autorité qu'on attribue aux dieux Est de notre faiblesse un voile spécieux.