AMÉLIE, DORISE
amiSlib.
r.H bien, veux-tu savoir IVtat de ma fortune? J'accorde ce discours à ta pLaînte importune, £t je vais t'avouer sur le bord de ces eaux Ce que je ne voulois révéler qu'aux oiseaux : Mais quand lu connoitras une ardeur si secrète, Sois prudente, Dorise, ou que je sois muette. Tu gouvernes ma vie , et mon affection Dépendra désormais de ta discrétion.
Sais-tu de Dionis le mérite et la grâce? Crois-tu qu'en l'univers un autre le surpasse?
DORIS£
Cest lui que vous aimez ?
a64 AMÉLIE,
4LMÉUE-
Je meurs sous ses attraits ^ L'Amour m^a décoché le plus beau de ses traits; A ses lois ma raison a rendu son usage, Et me fait adorer cet aimable visage ; £t jamais un tel coup n'est parti de ses mains Depuis qu'il a du droit sur le cœur des humains*
DORISE
Cest lin aimable objet.
AM]£lI£.
Que ce mot me contente l
DORISE
Mais Éraste?
Il nourrit une inutile attente ^ Et je hais sa mémoire alors que Dionis Présente à mes regards ses charmes infinis*