‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 174 sur 437 · AMÉLIE, DORISE · texte numérisé non relu

AMÉLIE, DORISE

amiSlib.

r.H bien, veux-tu savoir IVtat de ma fortune? J'accorde ce discours à ta pLaînte importune, £t je vais t'avouer sur le bord de ces eaux Ce que je ne voulois révéler qu'aux oiseaux : Mais quand lu connoitras une ardeur si secrète, Sois prudente, Dorise, ou que je sois muette. Tu gouvernes ma vie , et mon affection Dépendra désormais de ta discrétion.

Sais-tu de Dionis le mérite et la grâce? Crois-tu qu'en l'univers un autre le surpasse?

DORIS£

Cest lui que vous aimez ?

a64 AMÉLIE,

4LMÉUE-

Je meurs sous ses attraits ^ L'Amour m^a décoché le plus beau de ses traits; A ses lois ma raison a rendu son usage, Et me fait adorer cet aimable visage ; £t jamais un tel coup n'est parti de ses mains Depuis qu'il a du droit sur le cœur des humains*

DORISE

Cest lin aimable objet.

AM]£lI£.

Que ce mot me contente l

DORISE

Mais Éraste?

Il nourrit une inutile attente ^ Et je hais sa mémoire alors que Dionis Présente à mes regards ses charmes infinis*

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