ACTE I, SCÈNE IV. ^j
Et vous blessez des cœurs si doux et si divers, Que vous aurez bientôt dépeuplé Ttinivers.
DIOKIS.
Ce n'est pas mon dessein.
ÉRASTE
Non , mais de la nature Qui vous fit préférable à toute créature;* Elle a mis dans vos yeux de superbes vainqueurs , Qui sans intention traversent tous les cœurs.
DIONIS
Je lui suis obligé,
ÉRASTE
Vous aimiez Amélie?
DIONIS
Je l'avoue.
lÉRASTE.
Et l'amour l'un à l'autre vous lie ?
DIONIS
Je ne l'estime pas.
ISRASTE.
Se peut-elle exempter D'aimer ce qui plaît tant et qui peut tout dompter?
DIONIS
Est-ce tout?
KRASTE.
Je dis peu ; la voix même des anges Ne ppurroit dignement célébrer vos louanges.
DIONIS
Je ne m'informe point de vos intentions; Et le temps résoudra toutes ces questions.
(Usort.)
JBRASTE, seul.
Traître , e'est à ce bras qu'appartient cet office : Je les résoudrai seul si le ciel m'est propice , Et si ta lâcheté n'arrête le dessein Que j'ai de t'arracher l'âme et l'amour du sein.
Fllf DU PREMIER ACTE.