‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 187 sur 437 · E3II LE · texte numérisé non relu

E3II LE

Mon sentiment est tel :

Mais que puis-je adorer que cet ange mortel ? Est-elle indifférente aux cœurs les plus barbares? Puis-je porter les yeux sur des beautés plus rares? Et la nécessité d'aimer plus bas que moi Ifexcuse-t-elle pas si je vis sous sa loi ?

Dioins.

Elle a bien des appas.

£MILE

Cette belle m'oblige A me mêler d'un art qu'en effet je néglige: Une plume jamais n'a ces doigts exercés, Et vous me servirez si voua m'aimez assez. Cet adorable objet dont mon âme est atteinte Veut voir en beaux discours ma passion dépeinte : Couchez en un poulet , mais bien élégamment , Tout ce qui peut partir de l'esprit d'un amant ; Rendez à mon amour cet agréable office, Et dispensez ma main de ce vil exercice. Si quelque occasion s'offre de vous servir, J'en ai fait un dessein qu'on ne me peut ravir.

DIONIS

Que puis-je dénier à la gloire du monde ? Ce m'est une faveur qui n'a point de seconde. Ce poulet achevé, je l'apporte en ce lieu.

«84 AMELIE,

Et quand sera-t-il prêt?

DIOIfIS.

Dans un moment.

Adieu.

(n sort.)

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