‹ Œuvres [ed. by E.L.N. Viollet-le-Duc] (volume 4)Chapitre 275 sur 437 · ACTE III, SCÈNE V. 4i · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE V. 4i

Vulcain, ce vieux jaloux,, pleia jusques à la gorge, Souffle un air aussi chaud que celui de sa forge ; Saturne, le bon père, en a jusques aux yeux; Pallas même et Vénus , trinquant à qui mieux mieux , Noyent le souvenir de leur vieille querelle Dedans cette liqueur aux dieux si naturelle,: Junon seule, bouffie et de haine et d'orgueil^ Lorsque je suis entré m'a fait un triste accueil. Se promène à grands pas un peu loin de la troupe , Et contre sa coutume « refusé la coup^. Ainsi la jalousie a jusque dans le qiel Dégorgé son poison et répandu soa fi^l ; Mais , la laissant wfip avenue sa colère , J'ai voulu comme un autre honorer le mystère : Ganymède y fistisoit l'honneur de la maison. Et m'apportoit déjà la dixième raison, Quand la voix de mon père a parti de la terre : Cette voix de ma main a fait tomber le verre, " D'où Vénus a vu choir sur ses riches habits , S'étant trouvée au droit, un ruisseau de rubis. Tout en désordre enfin j'ai traversé les nues Par les routes de l'air à mes yeux si connues , Et, pour ne pas ravir l'espace d'un moment A l'ardeur que je dois à ce commandement , Dedans ce vaAe champ j'ai changé de figure : Je suis Sosie w t^rre , au ciel j'étois Mercure. J'arrive enfin à temp^ Ou ouvre ; quelqu'un sort.

4i6 LES SOSIES,

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